Les statistiques du tracker : comment chacune est calculée

VPIP, 3-bet, c-bet, WTSD, BB/100 : pour chaque statistique du tracker, ce qui compte comme une action, ce qui compte comme une occasion, et les cas particuliers.

La page Statistiques du tracker affiche une cinquantaine de fréquences, rangées par catégories, sur deux onglets : Préflop et Postflop. Cette page reprend ces catégories une à une et donne, pour chaque ligne, la définition exacte utilisée par le calcul. Deux trackers peuvent afficher deux « 3-bet » différents pour les mêmes mains : la différence est toujours dans le dénominateur.

La page Statistiques du tracker, onglet Préflop : chaque statistique par position, en position et hors position, avec sa colonne BB/100

Au-dessus des tableaux, trois réglages : « Joueurs à table » (heads-up, 3-max, 4 à 6 joueurs, 7 et plus, ou tous), la période, et au postflop le type de pot. Comme le reste du tracker, la page suit le héros et le format choisis en haut du menu.

Comment lire un chiffre

Toutes les statistiques ont la même forme :

Fréquence = actions ÷ occasions × 100, arrondie à une décimale.

Une occasion est une main où vous étiez en situation de faire l'action. Une action est une occasion où vous l'avez faite. Survolez une cellule dans le tracker : l'infobulle donne les deux nombres bruts, par exemple 412 / 1830.

Cliquez sur un chiffre pour ouvrir son panneau de détail : « 412 sur 1 830 occasions », la répartition par position, en position et hors position, les catégories de mains concernées, une grille des 169 mains de départ, et « Voir les mains », qui ouvre Mes mains filtrée sur ces occasions.

Le panneau de détail d'une statistique : occasions, répartition par position et grille des mains

Les colonnes

ColonneCe qu'elle lit
TOTALToutes les occasions de la ligne
IP / OOPLes mêmes, selon que vous étiez en position ou hors de position
UTG … BBPréflop uniquement : la ligne découpée par siège
FLOP / TURN / RIVERPostflop uniquement : la version de la ligne sur chaque street
BB/100L'impact de la ligne sur votre winrate

Le vocabulaire des définitions

  • Occasion d'action : vous avez eu au moins une décision à prendre sur la street. Quand une main part à tapis, le board se déroule mais plus personne ne peut miser : ce n'est une occasion pour aucune statistique d'action (c-bet, donk, probe, check-raise…).
  • Décision au flop : la base des statistiques d'abattage (WTSD, WWSF, W$SD). Une main partie à tapis préflop déroule le board, mais personne n'a choisi d'aller à l'abattage : elle n'y compte pas. Un tapis payé au flop, lui, compte : vous avez décidé de le payer.
  • Abattage (showdown) : au moins deux joueurs ne se sont pas couchés à la fin de la main. C'est la situation de jeu qui compte, pas la présence de cartes montrées dans l'historique : certaines rooms n'écrivent pas toujours la main du perdant.
  • Occasion de relancer : pour un 3-bet ou un 4-bet, il faut que la relance soit possible. Si tous les adversaires encore en jeu sont déjà à tapis, si votre tapis ne dépasse pas ce qu'il faut payer, ou si une relance incomplète ne vous rouvre pas l'action, vous ne pouviez que payer ou folder : ce n'est pas une occasion.
  • Tapis effectif : au moment de chaque décision, le plus petit entre votre tapis et le plus gros tapis adverse encore en jeu. C'est lui qui range une main dans les tranches de profondeur de tapis.
  • Multiway : au moins trois joueurs encore dans le coup sur la street, pas trois joueurs servis au départ.
  • Pot non ouvert : personne n'a misé sur la street au moment où la parole vous arrive. Vous pouviez donc miser.
  • Face à une mise : une mise vous oblige à répondre, qu'elle soit déjà en jeu quand vous parlez ou qu'elle arrive après votre check. Check puis fold est donc un fold face à une mise.
  • Street checkée de bout en bout : vous avez checké et personne n'a misé derrière vous.
  • Agresseur préflop : le dernier relanceur préflop. Toute la famille c-bet se lit par rapport à lui. Pour le donk, le probe et le stab, l'« agresseur » d'une street est le dernier joueur à avoir misé ou relancé sur la street précédente.
  • En position (IP) : dernier à parler parmi les joueurs encore en jeu sur la street.
  • Première décision : quelques statistiques préflop regardent la situation au moment de votre première action volontaire, et cette action elle-même (RFI, limp, iso, cold call, open-shove, réponses à un vol).
  • Type de pot : limpé (aucune relance préflop), SRP (une relance), 3-bet pot (deux relances ou plus : les pots 4-bet et au-delà y sont regroupés).

La colonne BB/100

Lisez-la comme un impact sur votre winrate, pas comme le winrate des mains où vous avez fait l'action :

somme de vos gains nets sur les mains où vous avez fait l'action ÷ total de vos mains jouées × 100

Le winrate du seul sous-ensemble serait biaisé par la sélection (les mains où vous 4-bet gagnent des centaines de BB/100, ce qui n'apprend rien). Divisé par le volume total, le chiffre dit ce que l'action rapporte ou coûte à votre winrate global, et les lignes deviennent comparables entre elles. Un +3 sur la ligne 3-Bet ne veut pas dire « mes 3-bets gagnent 3 BB/100 », mais « les mains où j'ai 3-bet ajoutent 3 BB/100 à mon winrate ». La colonne est verte si positive, rouge si négative, et absente pour un adversaire : son résultat net ne nous est pas connu.

Échantillon et couleurs

Une cellule qui repose sur moins de 200 occasions est soulignée en pointillés, et son infobulle précise « échantillon faible ». C'est un seuil d'affichage, pas un seuil de fiabilité : au-dessus, le chiffre n'est pas « validé », il est seulement moins fragile. Quelques centaines de mains suffisent pour lire un VPIP ou un PFR ; un 3-bet ou un c-bet demandent quelques milliers de mains ; une statistique de river ou un Fold to 4-Bet, des dizaines de milliers.

Une fréquence n'est jamais colorée selon sa valeur : un Fold to c-bet élevé n'est ni bon ni mauvais en soi. Ce qui compte est l'écart à une référence, et cette référence est votre field.

La comparaison à votre field

Votre field, ce sont tous les adversaires que vous avez affrontés, additionnés, dans le même format, à la même limite et dans le même environnement de table que le tableau. Chaque chiffre est comparé à celui du field dans la même case : votre 3-bet au bouton face au 3-bet au bouton de vos adversaires.

  • Bleu : vous êtes en dessous de votre field. Orange : au-dessus. Couleur neutre : dans la norme. Ce sont les couleurs du HUD. Elles décrivent un écart, pas une erreur : un VPIP plus serré que le field n'est pas une fuite en soi.
  • La couleur est plus vive et en gras quand l'écart est très net.
  • Un chiffre souligné en pointillés porte un écart que l'échantillon ne confirme pas encore. Son infobulle dit combien d'occasions il manque, si l'écart se maintient.
  • Le field se lit sur tout votre historique, quelle que soit la période choisie : c'est la référence la plus stable et la plus fournie.
  • Si vous cochez plusieurs limites, le field les additionne selon votre volume : si NL10 représente 90 % de vos mains, votre field est surtout celui de NL10.
  • Quand le field de votre limite est trop peu fourni pour une case, elle est comparée au field de toutes vos limites du même format, et un petit ∗ le signale.
  • Certaines statistiques du field dépendent de votre jeu : son Fold to 3-Bet se mesure sur vos 3-bets, sa défense de grosse blinde sur vos vols. C'est votre field face à vous, pas le field dans l'absolu.
  • Les colonnes de position dont le nom change selon le nombre de joueurs assis (UTG en 4 à 6 joueurs, par exemple) ne sont pas comparées pour l'instant.

Le calcul : l'écart est mesuré après une transformation arcsinus (l'écart de Cohen), avec une tolérance fixe, puis validé par un test d'échantillon à 95 %. Une même règle vaut pour un 3-bet à 7 % et pour un Fold to c-bet à 50 %. L'interrupteur « Comparer à mon field », au-dessus des tableaux, coupe la comparaison.

Ce qui n'est jamais mélangé

Chaque chiffre est calculé dans un format (cash, tournoi, spin) et un environnement de table : heads-up, 3-max, 4 à 6 joueurs, 7 joueurs et plus. L'environnement est déduit du nombre de joueurs réellement assis à la main, pas de la taille nominale de la table. La vue « Tous » additionne les environnements, à votre demande seulement.

Préflop

Profil

VPIP

Voluntarily Put money In Pot

Action
Vous suivez, misez ou relancez au moins une fois préflop
Occasions
Toutes les mains où vous avez eu une décision à prendre préflop (un walk en grosse blinde n’en est pas une)

Poster une blinde ou une ante n'est pas volontaire. Un limp compte. Un walk en grosse blinde — tout le monde se couche, vous ramassez sans parler — ne compte nulle part : on ne vous a jamais posé la question, donc ce n'est pas une occasion. Le compter ferait suivre à votre VPIP la tendance de la table plutôt que votre jeu.

PFR

Preflop Raise

Action
Vous relancez au moins une fois préflop, sauf si vous aviez limpé en premier entrant
Occasions
Toutes les mains où vous avez eu une décision à prendre préflop (un walk en grosse blinde n’en est pas une)

Open, iso, 3-bet, 4-bet ou tapis : toute relance compte, sauf la limp-relance. Limper en premier entrant puis sur-relancer une iso ne fait pas de vous un relanceur préflop : c'est la convention de PokerTracker et Hold'em Manager. La main reste un 3-bet et un Limp-raise. Le PFR est toujours inférieur ou égal au VPIP.

Ouverture & vol

RFI (open)

Raise First In

Action
Votre première action est une relance
Occasions
Vous avez la parole et personne n’est entré dans le pot avant vous : ni limp, ni relance

Seule la première relance de la main est une ouverture. Limper puis sur-relancer une iso est un limp-raise, pas un RFI.

Vol (steal)

Action
Votre première action est une relance
Occasions
Même situation que le RFI, mais uniquement au CO, au bouton et en petite blinde

La petite blinde est comptée comme un siège de vol.

3-Bet & squeeze

3-Bet

Action
Vous faites la deuxième relance préflop
Occasions
Vous agissez avec exactement une relance en jeu, et vous n’êtes pas le relanceur

Que vous ayez foldé, suivi ou relancé, l'occasion compte. Faire face à un 3-bet ou à un 4-bet n'est pas une occasion de 3-bet : il faut exactement une relance en jeu. Il faut aussi pouvoir relancer : face à une ouverture à tapis, ou avec un tapis qui ne couvre pas plus que la mise à payer, la main n'entre pas dans le dénominateur. C'est le cas typique de la grosse blinde en spin.

3-Bet vs vol

Action
Vous 3-bettez
Occasions
Vous êtes en SB ou en BB, le CO, le bouton ou la SB a ouvert sans limper avant lui, et la parole vous arrive sans call ni relance entre-temps

C'est le resteal. À lire avec la catégorie Défense des blindes, qui partage le même dénominateur.

Squeeze

Action
Vous 3-bettez
Occasions
Vous agissez avec une relance en jeu et au moins un joueur qui l’a déjà suivie

Le dénominateur est le spot de squeeze lui-même : une ouverture, au moins un joueur qui l'a suivie, et la parole à vous. C'est la définition des trackers classiques, les chiffres se comparent.

Fold to 3-Bet

Action
Vous foldez face au 3-bet
Occasions
Vous avez ouvert, et la parole vous revient face à un 3-bet

Le dénominateur ne retient que les ouvertures qui ont réellement subi un 3-bet, et où la parole vous est revenue. Si un troisième joueur 4-bet avant vous, vous répondez à un 4-bet : la main n'entre pas ici. Un 4-bet à froid, sans avoir ouvert, non plus.

4-Bet

4-Bet

Action
Vous faites la troisième relance préflop
Occasions
Vous avez ouvert, et la parole vous revient face à un 3-bet

Catégorie affichée en cash uniquement. En tournoi et en spin, elle laisse la place aux Tapis courts. Comme pour le 3-bet, un 4-bet impossible (3-bet à tapis, tapis trop court pour relancer) n'est pas une occasion.

Fold to 4-Bet

Action
Vous foldez face au 4-bet
Occasions
Vous avez 3-bet, et la parole vous revient face à un 4-bet

Échantillon lent à construire : comptez en dizaines de milliers de mains.

Défense des blindes

Fold vs vol

Action
Votre réponse au vol est un fold
Occasions
Vous êtes en SB ou en BB, le CO, le bouton ou la SB a ouvert sans limper avant lui, et la parole vous arrive sans call ni relance entre-temps

Une ouverture UTG ou MP n'est pas un vol : elle n'entre pas ici. Si la petite blinde suit ou 3-bet avant vous, vous ne défendez plus contre un vol seul : la main sort de la catégorie.

Call vs vol

Action
Votre réponse au vol est un call
Occasions
Vous êtes en SB ou en BB, le CO, le bouton ou la SB a ouvert sans limper avant lui, et la parole vous arrive sans call ni relance entre-temps

Fold vs vol, Call vs vol et 3-Bet vs vol décrivent la même situation : à eux trois, ils couvrent vos réponses à un vol. C'est votre réponse au vol lui-même qui est lue : payer le vol en petite blinde puis folder face à un squeeze de la grosse blinde est un call, pas un fold.

Limp & cold-call

Limp

Action
Votre première action est un call, quelle que soit la suite
Occasions
Vous avez la parole et personne n’est entré dans le pot avant vous : ni limp, ni relance

Compléter en petite blinde est un limp, et un limp-raise reste un limp. Un over-limp, derrière un autre limper, n'entre pas ici : l'occasion est réservée au premier entrant.

Cold call

Action
Votre première action est un call
Occasions
Exactement une relance est en jeu à votre première décision, et vous n’êtes pas dans les blindes

Un cold call se fait sans argent déjà engagé : défendre une blinde n'en est pas un. Les colonnes SB et BB de cette ligne sont donc vides, et la défense face à un vol a sa propre catégorie.

Iso vs limp

Action
Votre première action est une relance
Occasions
Au moins un limper et aucune relance avant votre première décision

Over-limper puis sur-relancer une iso n'est pas une iso : seule une relance comme première action compte.

Limp-raise

Action
Vous relancez après avoir limpé
Occasions
Tous vos limps de premier entrant

Le dénominateur inclut les limps qui n'ont jamais été relancés. Le chiffre se lit comme une part de vos limps, pas comme une réaction à une iso.

Tapis courts

Open-shove

Action
Votre première action est une relance à tapis
Occasions
Vous avez la parole et personne n’est entré dans le pot avant vous : ni limp, ni relance

Affiché en spin uniquement : en tournoi, la catégorie Tapis courts ne garde que le Limp-fold. Le dénominateur est le même que celui du RFI : le chiffre se lit comme la part de vos occasions d'ouverture jouées à tapis. Un walk en grosse blinde, ou une blinde postée à tapis, n'en est pas une. Ouvrir à une taille normale puis payer un tapis n'est pas un open-shove.

Call vs shove

Action
Vous suivez le tapis
Occasions
Un adversaire part à tapis préflop et la parole vous arrive, que ce soit votre première décision ou non

Affiché en spin uniquement. Ouvrir puis subir un tapis compte autant que le subir d'entrée : c'est votre réponse au premier tapis de la main qui est lue.

Limp-fold

Action
Vous foldez
Occasions
Vos limps de premier entrant qui ont réellement subi une relance, que vous ayez ensuite foldé, suivi ou relancé

À la différence du Limp-raise, un limp que personne n'a relancé ne compte pas : il n'y avait rien à folder. Un limp relancé puis payé compte, lui : c'était une occasion de folder.

Postflop

Les lignes postflop ne nomment jamais de street : c'est la colonne FLOP, TURN ou RIVER qui dit où l'action a lieu. Une ligne qui n'existe que sur une street laisse les autres colonnes vides. Hors tournoi, un filtre sépare les pots relancés des pots limpés.

Une règle vaut pour toute la section : une occasion suppose que vous pouviez agir. Une main partie à tapis, ou un pot déjà ouvert quand il fallait miser, n'est jamais une occasion ratée. Le filtre de type de pot s'applique à toutes les lignes, Showdown & tendances compris.

Initiative

C-Bet

Lignes « SRP » et « 3-Bet pot »

Action
Vous misez le flop
Occasions
Agresseur préflop, vous avez une décision au flop et personne n’a misé avant vous

Colonne Turn · 2e barrel

Action
Vous misez le turn
Occasions
Agresseur préflop, votre c-bet flop a été payé (pas relancé), et personne n’a misé avant vous au turn

Colonne River · 3e barrel

Action
Vous misez la river
Occasions
Agresseur préflop, vos mises flop et turn ont toutes deux été payées (pas relancées), et personne n’a misé avant vous à la river

Si l'on vous donk dedans, vous n'avez plus l'option de c-bet : la main est lue par Fold vs probe / donk. Turn et River suivent la définition stricte, des barrels enchaînés et payés : un agresseur qui checke le flop puis mise le turn fait un c-bet retardé, pas un c-bet turn, et un c-bet relancé met fin à la chaîne : miser le turn ensuite n'est pas un 2e barrel. Un c-bet à tapis payé ne laisse aucune décision au turn : ce n'est pas une occasion. Les deux lignes lisent la même stat, l'une dans les pots à une seule relance, l'autre dans les pots 3-bet et plus.

C-Bet retardé

Action
Vous misez le turn
Occasions
Agresseur préflop, le flop s’est checké de bout en bout, et personne n’a misé avant vous au turn

Checker le flop ne suffit pas : un check-call ou un check-raise au flop n'est pas un c-bet qu'on retarde. Et si l'adversaire mise le turn avant vous, il n'y a plus rien à retarder.

C-Bet retardé double

Action
Vous misez la river
Occasions
Agresseur préflop, le flop et le turn se sont checkés de bout en bout, et personne n’a misé avant vous à la river

2e barrel retardé

Action
Vous misez la river
Occasions
Agresseur préflop, votre c-bet flop a été payé, le turn s’est checké de bout en bout, et personne n’a misé avant vous à la river

Colonne River. Votre c-bet a été payé, vous avez laissé passer le turn, et vous reprenez la main à la river.

Donk

Action
Vous misez dans l’agresseur au flop
Occasions
Vous n’êtes pas l’agresseur, personne n’a misé, et l’agresseur n’a pas encore parlé

Miser avant que l'agresseur ait parlé, quelle que soit votre place à table. S'il a déjà checké, votre mise est un stab.

Probe

Action
Vous misez le turn
Occasions
Le flop s’est checké de bout en bout ; au turn vous n’êtes pas l’agresseur, personne n’a misé, et l’agresseur n’a pas encore parlé

L'agresseur a laissé passer son c-bet, vous prenez la main au turn. Suivre un c-bet puis miser le turn n'est pas un probe : c'est un donk turn, et il n'entre pas ici.

Stab (c-bet manqué)

Action
Vous misez le flop
Occasions
Vous n’êtes pas l’agresseur, personne n’a misé, et l’agresseur a checké avant vous

Colonne Turn · pot relancé

Action
Vous misez le turn
Occasions
Pot relancé, le flop s’est checké de bout en bout ; au turn vous n’êtes pas l’agresseur, personne n’a misé, et l’agresseur a checké avant vous

Colonne River

Action
Vous misez la river
Occasions
Vous n’êtes pas l’agresseur, personne n’a misé à la river, et l’agresseur a renoncé : le turn s’est checké de bout en bout, ou il vient de checker la river

Au flop comme au turn, l'occasion n'existe qu'une fois que l'agresseur a checké : si vous parlez avant lui, c'est une occasion de donk au flop, de probe au turn. Dans un pot limpé il n'y a pas d'agresseur : toute mise dans un flop non ouvert est un stab, la mise hors de position au turn après un flop checké est un probe, et le turn a sa propre ligne, Mise (pot limpé).

Mise (pot limpé)

Action
Vous misez le turn
Occasions
Pot limpé, le flop s’est checké de bout en bout, et personne n’a misé avant vous au turn

Colonne Turn. Personne n'a relancé préflop ni misé le flop : qui prend le pot dont personne n'a voulu. Toutes les places comptent.

Réaction

Fold to c-bet

Lignes « SRP » et « 3-Bet pot »

Action
Vous foldez face au c-bet
Occasions
L’agresseur préflop mise le flop le premier et la parole vous arrive, avant ou après votre check, sans relance entre-temps

Colonne Turn

Action
Vous foldez face au 2e barrel
Occasions
L’agresseur préflop a c-bet le flop, mise de nouveau le turn le premier, et la parole vous arrive sans relance entre-temps

Colonne River · face au 3e barrel

Action
Vous foldez face au 3e barrel
Occasions
L’agresseur préflop a misé flop et turn, mise de nouveau la river le premier, et la parole vous arrive sans relance entre-temps

Check puis fold hors de position compte : c'est le cas le plus fréquent. Seule la mise de l'agresseur préflop est un c-bet : face au donk ou au stab d'un autre joueur, la main n'entre pas ici. Si un joueur relance le c-bet avant que la parole vous arrive, vous répondez à une relance, et la main n'entre pas non plus. Les trois colonnes suivent la même chaîne que la ligne C-Bet : c-bet, 2e barrel, 3e barrel.

Check-raise

Action
Vous checkez puis relancez au flop
Occasions
Vous avez checké le flop, puis une mise est arrivée

Un flop où personne ne mise après votre check n'est pas une occasion. Le dénominateur est celui des trackers classiques : call, fold ou raise après un check.

Float

Action
Vous misez le turn
Occasions
En position, vous avez suivi une mise au flop, et l’adversaire checke le turn

Si l'adversaire mise de nouveau le turn, il n'y a pas d'occasion de float : la main est lue par Fold après call.

Fold après call

Action
Vous foldez au turn
Occasions
Vous avez suivi le flop sans jamais miser ni relancer, puis subi une mise au turn sans avoir misé vous-même

La ligne que vise un adversaire qui double-barrel. Check puis fold au turn est bien compté. Miser le turn vous-même puis folder face à une relance ne l'est pas : vous répondez à une relance de votre propre mise.

Fold vs stab

Action
Vous foldez au flop
Occasions
Agresseur préflop, vous avez checké le flop puis subi une mise

Ce qui se passe une fois que vous avez renoncé à c-bet. Vaut pour tous les types de pot et pour toute mise subie après votre check.

Raise vs stab

Action
Vous relancez au flop (check-raise compris)
Occasions
Agresseur préflop, vous avez checké le flop puis subi une mise

Fold vs probe / donk

Action
Vous foldez au flop
Occasions
Agresseur préflop, une mise est déjà en jeu à votre première décision au flop

Colonne Turn · face au probe

Action
Vous foldez au turn
Occasions
Agresseur préflop, vous avez checké le flop, et une mise est déjà en jeu à votre première décision au turn

Ce sont deux statistiques distinctes présentées sur une même ligne : le donk dans la colonne Flop, le probe dans la colonne Turn. Les colonnes TOTAL, IP et OOP lisent le donk seul.

Showdown & tendances

WWSF

Won When Saw Flop

Action
Vous récupérez une part du pot
Occasions
Toutes les mains où vous avez eu au moins une décision au flop

Un pot partagé compte comme gagné : le critère est d'avoir touché une part du pot, pas d'avoir un résultat net positif. Un tapis préflop ne compte pas : vous n'avez eu aucune décision au flop.

WTSD

Went To Showdown

Action
Vos cartes sont montrées à l’abattage
Occasions
Toutes les mains où vous avez eu au moins une décision au flop

Un tapis préflop payé ne compte pas : le board est déroulé, mais personne n'a choisi d'aller à l'abattage. Les courbes Showdown / Hors showdown, elles, gardent ces mains à l'abattage : c'est une classification de vos gains, pas une statistique de décision. Une main va à l'abattage dès que deux joueurs au moins ne se sont pas couchés, même si l'historique n'affiche pas les cartes du perdant.

W$SD

Won money at Showdown

Action
Vous récupérez une part du pot, partage compris
Occasions
Toutes les mains où vous allez à l’abattage après au moins une décision au flop

Même critère que le WWSF : un partage compte comme gagné. La ligne existe aussi pour vos adversaires, puisque l'historique dit qui a touché le pot.

Agression (fréq.)

Action
Chacune de vos mises et relances postflop
Occasions
Chacune de vos actions postflop autres qu'un check : mise, relance, call ou fold

C'est une fréquence d'agression, comptée par action comme dans PokerTracker et Hold'em Manager : une street où vous misez puis sur-relancez pèse deux actions agressives. Les checks ne comptent pas. La ligne n'a pas de BB/100, qui n'aurait pas de sens ici.

Agression (facteur)

Action
Chacune de vos mises et relances postflop
Occasions
Rapportées à chacun de vos calls postflop

L'Aggression Factor (AF) : (mises + relances) ÷ calls. Ce n'est pas un pourcentage et il n'est pas borné : 2,4 veut dire 2,4 actions agressives pour un call. Sans aucun call, il n'est pas défini et la cellule reste vide. C'est le même calcul que l'AF de la page Joueurs.

Les chiffres de gains

Ils apparaissent au-dessus des courbes et dans le suivi de session, pas dans les tableaux.

ChiffreCalcul
NetPot récupéré moins tout ce que vous avez investi dans la main, blindes et antes comprises
Winrate (BB/100)Net en BB ÷ mains jouées × 100
EV all-in (BB/100)Même calcul, en remplaçant le résultat des all-ins par leur espérance
Showdown / Hors showdownLe net séparé selon que la main est allée à l'abattage ou non
Net / h, Mains / hCash uniquement : le net de vos tables de cash divisé par le temps passé en cash. Dans une session qui mêle cash et tournois, le temps des tournois n'entre pas
Rake (table)Le rake total des pots des mains où vous étiez servi, y compris celles que vous avez foldées préflop. Affiché comme un montant, jamais coloré comme une perte
Rake attribuéVotre part de ce rake : le rake de chaque pot, réparti au prorata de ce que chaque joueur y a mis. Une main foldée sans rien investir ne vous en attribue pas
RakebackCash : le rake attribué × votre taux. Spin : les frais d'inscription × votre taux. Le taux se règle dans Réglages › Tracker, et le chiffre n'apparaît qu'une fois ce taux renseigné

En tournoi et en spin, le BB/100 mesure la variation de votre tapis en grosses blindes. Les blindes montent et un jeton n'a pas de valeur monétaire fixe : ce chiffre ne se compare pas à un winrate de cash.

Une devise à la fois

Des euros et des dollars ne s'additionnent jamais. Si vous jouez dans plusieurs devises, un sélecteur de devise apparaît dans le menu, à côté du choix des limites : chaque total, chaque courbe et chaque chiffre en argent se lit alors dans la devise choisie. Par défaut, c'est celle où vous jouez le plus. Le choix est retenu format par format. Si vous ne jouez que dans une devise, le sélecteur ne s'affiche pas.

Les jours suivent votre fuseau horaire

Le calendrier, les périodes, les jours joués et les objectifs coupent les journées à minuit dans votre fuseau horaire, pas en heure UTC. Le fuseau est détecté au premier lancement du tracker et se change dans Réglages › Tracker, ou dans les réglages du site : c'est un réglage du compte, partagé entre les deux. Après un changement, vos statistiques passées sont recalculées dans le nouveau fuseau ; un message le signale tant que le recalcul n'est pas fini.

Les chiffres de tournoi

ChiffreCalcul
TournoisChaque tournoi compte une fois. Un événement en plusieurs jours (Day 1 en flights, puis Day 2) compte pour un seul tournoi
CoûtEntrées × buy-in, plus les rebuys et les add-ons. Les flights d'un événement portent son coût, le jour final porte ses gains
ITMLes tournois payés (un gain ou un ticket) ÷ les tournois dont le résultat est connu. Les freerolls comptent
ROIRésultat ÷ coût, sur les tournois dont le résultat est connu. Les freerolls n'y entrent pas, et une table de cash non plus
Buy-in moyen (ABI)Coût ÷ nombre d'entrées, sur les mêmes tournois que le ROI

Le résultat d'un tournoi vient des fichiers de résultats de la room, pas des mains : sans eux, le tournoi compte dans le volume mais ni dans l'ITM, ni dans le ROI. Un ticket gagné n'est valorisé que si la room en écrit le montant. Le regroupement des flights se fait aujourd'hui sur Winamax, qui identifie ses événements.

L'EV all-in

L'EV retire la chance des mains où plus personne ne peut agir : quand tous les joueurs sauf un au plus sont à tapis et qu'il reste des cartes à venir, le résultat ne dépend plus que du tirage. Elle remplace ce résultat par votre espérance sur tous les tirages possibles :

EV = résultat réel + (ce que vous auriez touché en moyenne − ce que vous avez réellement touché)

Le calcul se fait au moment où vous êtes à tapis (si c'est l'adversaire qui l'est et que vous le couvrez, au moment où l'action se ferme), avec le board de cette street et les joueurs encore en jeu à ce moment. Les pots sont reconstruits à partir des actions : pot principal et side pots, chacun avec ses joueurs éligibles. Les tapis à plusieurs joueurs et les partages sont donc pris en compte, et le rake est réparti entre les pots. L'équité est exacte quand il reste une ou deux cartes ; pour un tapis préflop, c'est une estimation par Monte-Carlo sur 20 000 tirages. Les égalités se partagent.

La main garde son résultat réel quand le calcul n'est pas possible : une main d'un joueur encore en jeu n'est pas connue (il se couche plus tard sans montrer, ou personne ne montre), ou le calcul ne retrouve pas le résultat réel quand on lui donne le vrai board. La courbe d'EV est donc identique à la courbe de gains partout où il n'y avait pas de tapis à ajuster. En tournoi, l'EV est en jetons, sans ICM.

L'Aggression Factor

La page Joueurs et les tableaux (ligne Agression (facteur)) affichent un AF en plus de la fréquence d'agression : (mises + relances) ÷ calls, postflop, compté par action. Un joueur qui mise, se fait relancer puis sur-relance pèse deux actions agressives sur la street. Ce n'est pas un pourcentage, et il n'est pas borné : 2,0 signifie deux actions agressives pour un call. C'est la définition des trackers classiques, les chiffres se comparent.

Les statistiques d'un adversaire

Les mêmes tableaux existent pour chaque adversaire, avec les mêmes définitions et les mêmes découpages, W$SD compris. Trois différences :

  • pas de colonne BB/100 dans les tableaux, faute de connaître son résultat net sur toutes ses mains. Le BB/100 de la page Joueurs, calculé sur les mains jouées avec vous, n'est affiché qu'en cash : en tournoi et en spin, la blinde grossit à chaque niveau et un gain en BB ne dit plus rien ;
  • dans la fenêtre de stats du replayer, les lignes « SRP » et « 3-Bet pot » sont fusionnées, le type de pot devenant un filtre ;
  • ses cellules ne s'ouvrent pas sur le détail des mains : ses cartes ne nous sont connues qu'à l'abattage.

En dessous de 500 mains observées sur un joueur, un avertissement rappelle que ses fréquences n'ont pas convergé. C'est un repère général : comme pour vos propres chiffres, c'est le nombre d'occasions de chaque ligne qui compte. Pour vous en servir dans une analyse, voyez la range du villain.

Questions fréquentes

Mes statistiques ont changé sans que je joue une main. Pourquoi ?
Plusieurs définitions ont été resserrées en septembre puis en octobre 2026 pour ne compter une occasion que lorsque l'action était réellement possible. Fold to c-bet compte désormais le check puis fold hors de position, Check-raise ne divise plus que par les checks suivis d'une mise, Probe et C-bet retardé exigent un flop checké de bout en bout, Squeeze ne divise plus que par les vrais spots de squeeze, et une main partie à tapis n'est plus une occasion ratée. En octobre : le PFR ne compte plus la limp-relance, WTSD, WWSF et W$SD exigent une décision au flop, les 2e et 3e barrels exigent que le barrel précédent ait été payé, l'Agression se compte par action, un 3-bet ou un 4-bet impossible (adversaires déjà tous à tapis, tapis trop court pour relancer) n'est plus une occasion, et l'abattage se lit à la situation de jeu plutôt qu'aux cartes montrées. Vos mains n'ont pas changé : leur lecture est plus juste, et comparable à celle des autres trackers.
Où sont passées « Mise (pot non ouvert) » et « Overbet » ?
Ces deux lignes ont été retirées des tableaux en octobre 2026. Vos objectifs sur ces statistiques sont archivés, avec une note qui le dit, et les filtres correspondants restent disponibles dans Mes mains. Open-shove et Call vs shove, eux, ne s'affichent plus qu'en spin : en tournoi classique, ils restent dans les filtres mais quittent les tableaux et les objectifs.
Une main jouée à 1 h du matin compte-t-elle pour la veille ?
Non : les jours suivent votre fuseau horaire. Il est détecté au premier lancement du tracker et se change dans Réglages › Tracker, ou dans les réglages du site : c'est un réglage du compte, partagé entre les deux. Une main jouée à 1 h du matin compte pour le jour qui commence à minuit dans ce fuseau. Si vous le changez, vos statistiques passées sont recalculées dans le nouveau fuseau, ce qui prend quelques minutes.
Pourquoi le BB/100 d'une ligne ne ressemble-t-il pas à un winrate ?
Ce n'est pas le winrate des mains où vous avez fait l'action. C'est la somme de vos gains sur ces mains, divisée par le total de vos mains jouées, fois cent. Il mesure ce que cette action pèse dans votre winrate global : c'est un impact, et les lignes peuvent donc se comparer entre elles.
À partir de combien de mains une statistique est-elle fiable ?
Le seuil de 200 occasions en dessous duquel le tracker souligne une cellule en pointillés est un seuil d'affichage, pas une garantie. Comptez en occasions, pas en mains : quelques centaines de mains donnent déjà un VPIP et un PFR lisibles, il en faut quelques milliers pour un 3-bet ou un c-bet, et des dizaines de milliers pour un Fold to 4-Bet ou une statistique de river.
Les statistiques de cash et de tournoi sont-elles mélangées ?
Non. Chaque chiffre est calculé dans un format (cash, tournoi, spin) et dans un environnement de table (heads-up, 3-max, 4 à 6 joueurs, 7 joueurs et plus). Un VPIP heads-up et un VPIP full ring ne sont jamais additionnés, sauf si vous choisissez explicitement la vue « Tous ».