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Villain Tracker au Lab : Lire VPIP, PFR et 3-Bet de l'Adversaire

29 mai 2026·7 min de lecture·Par l'équipe GrindLab

Villain Tracker au Lab : Lire VPIP, PFR et 3-Bet de l'Adversaire

Le calcul d'EV au Lab répond à une question : quelle est la range de villain ? Plus la range que tu poses colle au joueur réel, plus l'EV affichée est exploitable. Le problème, c'est que poser une range demande de connaître le joueur. Et jusqu'ici, ça vivait dans ta tête ou dans un HUD séparé.

GrindLab affiche maintenant les stats de chaque adversaire directement à côté de son siège dans le replayer du Lab : VPIP, PFR et 3-Bet, calculés depuis tes propres mains importées. Tu ouvres une main, tu vois immédiatement à qui tu as affaire, et tu poses la range en conséquence. Cet article explique d'où viennent ces chiffres, comment les lire, et comment les traduire en décision.

Siège villain au Lab avec la ligne VPIP/PFR/3-Bet et la tooltip de détail au survol


D'où viennent les stats

Aucune base de données externe, aucun datamining tiers. Les stats sont calculées à partir de tes propres hand histories importées dans GrindLab.

Quand tu rejoues une main au Lab, le replayer envoie une requête à /api/player-stats avec trois informations :

  • Les noms des villains présents à la table (par position normalisée : CO, BTN, etc.)
  • Ton nom de hero (pour scoper la recherche à ta base de mains)
  • La date de la main analysée

Le serveur va chercher toutes les mains de cet adversaire dans ton historique, agrège ses actions preflop, et renvoie ses fréquences. C'est ton vécu personnel contre ce joueur, transformé en chiffres.

Time-aware : pas de fuite d'information

Détail important : la requête filtre sur playedAt < date de la main. Tu ne vois que les stats que tu aurais connues avant de jouer le spot. La main que tu analyses n'est jamais incluse, et aucune main future non plus.

C'est volontaire et ça compte pour la review. Si tu rejoues une session dans l'ordre, les stats d'un régulier grossissent main après main, exactement comme ta lecture s'affinait en live. Tu juges ta décision avec l'information réellement disponible à l'instant T, pas avec le recul.


Lire la ligne de stats

Sous le pill de position de chaque villain (le hero n'a pas de ligne, tu connais ton propre jeu), une rangée compacte affiche trois stats avec une icône chacune, plus le nombre de mains d'échantillon à droite :

StatIcôneDéfinitionSur quoi c'est calculé
VPIPœilVoluntarily Put $ In Potmains où il call ou raise preflop / mains distribuées
PFRéclairPre-Flop Raisemains où il relance preflop / mains distribuées
3-BetflammeFréquence de 3-bet3-bets / occasions de 3-bet

Le 3-Bet est rapporté aux occasions (il y avait un raise devant lui), pas aux mains totales. C'est la définition HUD standard : un joueur qui 3-bet 8% le fait 8% des fois où il en a l'occasion, pas 8% de toutes ses mains.

Le compteur à droite (par exemple 342h) est l'échantillon. Lis-le toujours avant de conclure.

Le code couleur

Les chiffres se colorent aux extrêmes pour attirer l'œil sur l'exploitable :

  • VPIP : rouge si > 40 (très loose), cyan si < 20 (très tight)
  • PFR : rouge si > 30, cyan si < 12
  • 3-Bet : rouge si > 12

Le blanc est la zone normale. Le rouge dit "ce joueur est large ou agressif sur cet axe", le cyan dit "ce joueur est serré". Tu n'as pas besoin de lire trois chiffres : la couleur te donne le profil en un coup d'œil.

Au survol

Passe la souris sur la ligne : une tooltip déplie le libellé complet de chaque stat et une courte définition. Pratique quand tu reviens sur une session et que tu veux relire un profil sans te tromper de métrique.


Quand les stats n'apparaissent pas

Trois cas où la ligne reste vide, par design :

  1. Moins de 5 mains. La ligne ne s'affiche qu'à partir de 5 mains d'échantillon avec ce joueur. En dessous, le chiffre serait du bruit pur.
  2. Main collée sans hero. Si tu as collé une main en copier/coller anonyme, sans nom de hero, l'app ne peut pas scoper la requête à ta base. Importe via fichier pour conserver les identités.
  3. Mobile. Sur petit écran, la ligne de stats est masquée pour garder la table lisible. Le tracker est pensé pour la review sur desktop.

Pendant le chargement, l'emplacement de la ligne est réservé (la table ne saute pas quand les stats arrivent).


Traduire le profil en décision

Les stats ne valent rien si tu ne les transformes pas en range. Voici trois profils types et l'ajustement correspondant au Lab.

Le loose-passif (VPIP 45 / PFR 12 / 3-Bet 3)

Il entre dans beaucoup de pots mais relance peu et ne 3-bet quasi jamais. Sa range continuante postflop est large et faible.

Ajustement : élargis sa calling range dans le Lab, applique le filtre Value quand il met de l'argent (quand il raise, c'est du vrai), et value-bet plus fin contre ses calls. Tes bluffs perdent de la valeur (il call trop) : réduis-les. Le breakdown EV va te montrer que la branche showdown porte le profit, pas la fold equity.

Le nit (VPIP 16 / PFR 14 / 3-Bet 4)

Il joue peu de mains mais relance la plupart de celles qu'il joue. Range serrée et forte.

Ajustement : resserre sa range au top dans le Lab. Face à son agression, fold davantage : son 3-Bet à 4 est quasi exclusivement de la value. Tes bluffs gagnent de la fold equity preflop (il fold beaucoup), mais coûtent cher quand il continue. Vole ses blinds large, paie-le serré.

Le 3-better agressif (VPIP 26 / PFR 22 / 3-Bet 13)

3-Bet en rouge : il attaque les opens. Sa range de 3-bet est polarisée, pleine de bluffs.

Ajustement : 4-bet bluff devient rentable, et call de ton open face à son 3-bet aussi (sa range contient trop d'air). Pose-lui une range de 3-bet large dans le Lab et regarde l'EV de ton 4-bet : contre un 3-better à 13, elle bascule souvent positive là où elle serait négative contre un joueur à 5.


Limites à garder en tête

  1. Échantillon. Cinq mains suffisent pour afficher, pas pour conclure. VPIP et PFR se stabilisent en quelques centaines de mains ; le 3-Bet demande beaucoup plus, parce que les occasions sont rares. Pondère toujours par le compteur h.
  2. Stats preflop uniquement. Le tracker couvre VPIP, PFR et 3-Bet. Il ne dit rien des tendances postflop (cbet, fold-to-cbet, agression river). Ça reste à ta lecture et au replay de la main.
  3. Ton historique, pas le sien complet. Les chiffres reflètent les mains que tu as jouées contre lui. Un régulier que tu croises rarement aura un petit échantillon même s'il a joué des dizaines de milliers de mains ailleurs.

Conclusion

Le villain tracker rapproche deux choses qui vivaient séparées : la lecture de l'adversaire et le calcul d'EV. Avant, tu posais une range à l'instinct. Maintenant, tu lis VPIP/PFR/3-Bet à côté du siège, tu en déduis le profil, tu poses la range, et le verdict se calcule dessus. Le tout dans la même fenêtre, avec des chiffres tirés de tes propres mains et honnêtes sur le plan temporel.

Deux réflexes à prendre :

  1. Importe par fichier pour conserver les identités : c'est ce qui alimente le tracker.
  2. Lis la couleur avant le chiffre, le sample avant la conclusion. Le rouge et le cyan te donnent le profil en un coup d'œil ; le compteur h te dit à quel point tu peux y croire.

Importe une session récente depuis Mes Mains, ouvre une main contre un joueur que tu connais, et regarde la ligne de stats apparaître sous son siège. La range, c'est toi qui la poses, mais maintenant tu la poses informé.

La méthode en 6 étapes

  1. Importe tes mains avec les noms réels

    Le tracker a besoin de l'identité des joueurs. Importe tes hand histories depuis ta room (Winamax, Unibet, PokerStars, etc.) : les noms des villains et ton nom de hero sont conservés. Les mains collées en copier/coller anonyme n'alimentent pas le tracker.

  2. Ouvre une main au Lab depuis Mes Mains

    Va dans Mes Mains, sélectionne une main d'une session contre des joueurs que tu as déjà rencontrés, et envoie-la au Lab. Le replayer charge la table et déclenche la requête de stats en arrière-plan.

  3. Lis la ligne de stats sous chaque siège villain

    Sous le pill de position de chaque adversaire (pas le hero), une ligne compacte affiche VPIP, PFR et 3-Bet avec une icône chacun, plus le nombre de mains d'échantillon à droite (ex. 342h). La ligne n'apparaît qu'à partir de 5 mains.

  4. Survole pour le détail

    Passe la souris sur la ligne de stats : une tooltip donne le libellé complet de chaque stat (VPIP = Voluntarily Put $ In Pot, PFR = Pre-Flop Raise, 3-Bet = fréquence de 3-bet) et une courte définition. Utile pour relire un profil sans confusion.

  5. Repère les couleurs exploitables

    Un VPIP rouge (>40) signale un joueur très loose : value plus mince, moins de bluffs. Un PFR cyan (<12) signale un passif qui call beaucoup et relance peu : isole large, value-bet fin. Un 3-Bet rouge (>12) signale un 3-better agressif : 4-bet bluff et call plus large deviennent rentables.

  6. Ajuste ta range adverse dans le Lab

    Traduis le profil en range continuante. Contre un VPIP 45 / PFR 12 (loose-passif), élargis sa calling range et applique le filtre Value. Contre un nit (VPIP 16), resserre sa range au top et fold davantage face à son agression. Le verdict EV se recalcule sur la range que tu poses.

Questions fréquentes

D'où viennent les stats VPIP/PFR/3-Bet affichées dans le Lab ?
Elles sont calculées à partir de tes propres mains importées dans GrindLab. Quand tu rejoues une main au Lab, l'app interroge /api/player-stats avec le nom du villain, ton nom de hero, et la date de la main. Le serveur agrège toutes les mains de cet adversaire jouées avant cette date et renvoie ses fréquences. Aucune base externe : c'est ton historique personnel contre ce joueur.
Pourquoi je ne vois aucune stat sur certains villains ?
Trois raisons possibles. (1) Échantillon trop petit : la ligne de stats n'apparaît qu'à partir de 5 mains avec ce joueur. (2) Main collée à la main (copier/coller) sans nom de hero : sans identité, l'app ne peut pas scoper la requête, donc rien ne s'affiche. (3) Tu es sur mobile : la ligne de stats est masquée sur petit écran pour garder la table lisible.
Comment sont définis VPIP, PFR et 3-Bet exactement ?
VPIP = fréquence à laquelle le joueur met volontairement de l'argent preflop (call ou raise), calculée sur le nombre de mains distribuées. PFR = fréquence de relance preflop, aussi sur les mains distribuées. 3-Bet = fréquence de 3-bet rapportée aux occasions de 3-bet (il y avait un raise devant lui), pas aux mains totales. C'est la définition standard utilisée par les HUD.
Les stats incluent-elles la main que je suis en train d'analyser ?
Non. La requête utilise un filtre temporel strict (playedAt < date de la main). Tu ne vois que ce que tu aurais su avant de jouer le spot. C'est volontaire : ça évite le biais rétrospectif et reflète l'information réellement disponible à la décision. Si tu rejoues une session dans l'ordre, les stats grossissent main après main.
Que signifient les couleurs des chiffres ?
Le code couleur marque les extrêmes exploitables. VPIP : rouge si supérieur à 40 (très loose), cyan si inférieur à 20 (très tight). PFR : rouge si supérieur à 30, cyan si inférieur à 12. 3-Bet : rouge si supérieur à 12. Le blanc est la zone normale. Le rouge attire l'œil sur un profil déséquilibré côté agression/largeur, le cyan sur un profil nitté.
Faut-il un gros échantillon pour que les stats soient fiables ?
Cinq mains suffisent pour que la ligne s'affiche, mais cinq mains ne disent presque rien : un seul fold ou call déplace VPIP de 20 points. Le compteur de mains (par exemple 342h) est affiché à droite pour que tu pondères. VPIP/PFR se stabilisent vite (quelques centaines de mains), le 3-Bet demande plus car les occasions sont rares. Lis le sample avant de tirer une conclusion.

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